Déboires dans les bus liégeois...
Copie d'un mail adressé au TEC Liège Verviers par un organe de défense des droits des personnes handicapées
Bonjour,
Par ce mail, je vous relate les déboires de Bernard Lavis, un utilisateur de chaise roulante, qui s'attendait à compter sur un service de transports publics fiable.
Le 01/03 à 11h50, il a voulu prendre le bus 4 (ligne PMR) à Fetinne vers le Longdoz. Le plateau du premier bus n'allait pas. Le chauffeur a dit "J'ai fait un essai avant de quitter le dépôt et ça n'allait déjà pas, mais on m'a quand-même laissé partir." Le second bus ne disposait pas de plateau. "J'ai une place à l'intérieur, mais je n'ai pas de plateau", lui a déclaré le chauffeur. Après ces 2 essais, Monsieur Lavis a renoncé à se rendre au centre ville.
Le lendemain, Monsieur Lavis devait se rendre de l'hôpital de la Citadelle à son domicile, dans le quartier des Vennes, c'est-à-dire qu'il devait prendre 2 bus successifs. Il s'est présenté à l'arrêt du 71 / 72 (lignes desservies par des bus à plancher bas) à 16h10. Il a laissé passer 3 bus. Il a pris le 4ème, vers 16h45. Le chauffeur du troisième bus lui a dit : "Le règlement dit : Je ne peux pas vous embarquer car la ligne n'est pas accessible." Or, le 4ème à se présenter à l'arrêt l'a laissé monter. Et cela a marché !
Place Saint Lambert, la rampe du premier bus 4 n'allait pas ; Monsieur Lavis a pu embarquer dans le second. Malheureusement, à l'église Saint Vincent, au terminus, le plateau ne voulait pas rester déployé. Le chauffeur s'est déplacé à l'arrêt suivant, rue de Fetinne, sans succès. Quelques passagers et le chauffeur se sont groupés pour l'aider à descendre en portant le scooter et son occupant. Monsieur Lavis est rentré chez lui quelques minutes avant 18h, soit un trajet de plus de 100 minutes…
Bref, si la direction du TEC affirme que la rampe des bus PMR fonctionne à 90 %, c'est qu'elle ne dispose pas d'informations fiables. Cette expérience démontre que le pourcentage de succès est bien moindre, pour ne pas dire inversé ! Les chances de succès sont tellement médiocres que les PMR hésitent - ou renoncent - à emprunter les bus pour se déplacer. C'est aussi la conclusion de Monsieur Lavis.
A la lecture de ce mail, vous comprendrez pourquoi les associations restent déterminées. Espérant que cette nouvelle démarche suscite une réaction rapide et efficace, je vous adresse, Mesdames, l'expression de mes meilleures salutations.
G. S.
P.S. : Copie de ce courriel au Centre pour l'Égalité des Chances.
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