Les cuisines
La cuisine est un lieu où les mouvements sont nombreux. Il faut donc réfléchir à son organisation afin qu'elle soit accessible à tous. Une attention toute particulière doit être portée à la hauteur de préhension et de manipulation des accessoires, afin que cet espace soit utilisable par les personnes à mobilité réduite (PMR).
Janvier 2012
La pièce
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La porte présente une largeur de libre passage d'au moins 85 cm. Les dimensions de la pièce permettent de disposer d'une aire de rotation, hors débattement de porte, de minimum 150 cm, libre de tout obstacle et desservant aussi bien les équipements que le plan de travail. Le revêtement de sol est non glissant. Il est conseillé de choisir du mobilier de couleur contrastée par rapport aux murs, au sol et aux équipements, afin de faciliter son repérage par les personnes malvoyantes. |
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Surface de travail
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Le plan de travail, l'évier et les taques de cuisson sont idéalement placés entre 80 et 90 cm du sol. Ces équipements seront disposés en un seul et même plan. En effet, les personnes souffrant d'un handicap moteur font généralement glisser leurs ustensiles de cuisine (plutôt que de les soulever). De plus, un dégagement doit être présent par dessous le plan de travail. Il mesurera, au minimum, 60 cm de profondeur, 70 cm de hauteur et 85 cm de largeur. |
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Afin de ne pas obstruer le dégagement sous l'évier, la profondeur du plan de travail ne doit pas excéder 15 cm, alors que le siphon doit être directement coudé vers le mur ou encastré. Le fond de l'évier et le siphon seront par ailleurs calorifugés (c'est-à-dire protégés de la chaleur).
La surface du plan de travail est lisse afin de pouvoir y fixer des objets ménagers à ventouse, utiles pour les personnes hémiplégiques.
Commandes et équipements
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Le robinet dispose d'un mitigeur à levier pour être préhensible et activable poing fermé. Il est orientable et à col de cygne (c'est-à-dire que le bec est formé en U inversé, permettant d’augmenter l’espace entre la sortie d’eau et le lavabo - voir photo ci contre). Les robinets munis d'un tuyau détachable sont un avantage pour les personnes ayant un handicap moteur car elle pourront ainsi remplir un récipient plus facilement. |
Les commandes des différents équipements, telles que les boutons de la hotte, de la cuisinière, du four, etc. sont idéalement placés entre 80 et 110 cm du sol, et pas plus loin qu'à 50 cm du bord du plan de travail. Les commandes en position frontale sont idéales. Ces différents boutons doivent être facilement préhensibles et disposer de crans ainsi que d'inscriptions en relief, afin d'être utilisables par les personnes déficientes visuelles. A cette fin, les interrupteurs sensitifs ou multifonctions sont donc proscrits.
Les poignées des armoires sont idéalement en forme de U ou de L, afin d'être préhensibles par les personnes disposant de peu de mobilité dans les mains.
Sécurité
Les cuisinières au gaz sont à éviter. Elles sont tolérées si elles disposent d'un allumage automatique et d'un dispositif de coupure du gaz lorsque la flamme est éteinte. La présence d'un détecteur de gaz dans la pièce est une autre solution.
Un détecteur thermovélocimétrique, détectant les fortes variations de température, sera prévu dans la cuisine, afin de sécuriser celle-ci pour les personnes déficientes visuelles.
Rangements
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On privilégiera le rangement à l'horizontale, de telle sorte que les différents ustensiles et accessoires soient accessibles aussi bien par la personne debout qu'assise. La hauteur de stockage la plus favorable pour tous se situe entre 60 cm et 130 cm du sol. Dans ce cadre, l'utilisation de meubles à tiroir est idéale. Elle permet en effet de pouvoir atteindre facilement tout leur contenu. |
Table
Afin d'être utilisable par tous, le bord supérieur de la table se situe à 75 cm du sol. Un dégagement est présent par dessous. Il mesure au minimum 60 cm de profondeur, 70 cm de hauteur et 85 cm de largeur.
Si la table peut recevoir plus de 4 personnes, on privilégiera un modèle rond ou ovale. Cela facilitera en effet la communication des personnes déficientes auditives.
Chaise
On évitera la présence exclusive de tabourets et on privilégiera des chaises dont la hauteur d'assise se situe à environ 50 cm du sol. Dans l'idéal, ces dernières seront également munies d'un dossier.
Eclairage
L'éclairage naturel est à favoriser. L'éclairage artificiel sera quant à lui placé au dessus du plan de travail, de manière à éviter les ombres.
Références
GROSBOIS L-P, Handicap et Construction (6ème edition), Le Moniteur, Paris, 2003, p150-159
CSTC-CAWab-SWL-CIFFUL, Guide d'aide à la conception d'un logement adaptable, SPW-DGO4, 2008
CAWAB, Référentiel accessibilité des bâtiments ouverts au public
CWATUPE, art. 415/2
RRU, titre IV - art. 6
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