Vous êtes ici : Accueil Documentation Conseils accessibles Accessibilité des bâtiments L'éclairage

L'éclairage

Par Marie-Ange Vandecandelaere Dernière modification 21/02/2012 16:28

Un bâtiment accessible à tous doit aussi être un bâtiment correctement éclairé. En effet, un éclairage de qualité facilite grandement les déplacements des personnes malvoyantes et apporte un confort supplémentaire indéniable pour l'ensemble des visiteurs.

Février 2012

Le besoin de lumière n'est pas le même suivant la nature des activités, l'âge ou le type de handicap de la personne.

Toutefois, une meilleure qualité de l'éclairage ne se traduit pas nécessairement par une augmentation de l'intensité lumineuse. Elle peut par exemple passer par une attention particulière portée au choix et à la disposition des luminaires, à un bon contraste de couleurs, etc.

Quelques concepts de base (source Société Logique) peuvent vous aider à renforcer la qualité de l'éclairage de votre bâtiment. Toutes ces bonnes pratiques sont importantes à respecter pour permettre une bonne accessibilité des espaces, tant aux personnes malvoyantes qu'aux personnes déficientes auditives. Ceci est particulièrement vrai si ces dernières pratiquent la langue des signes ou la lecture labiale pour lesquelles un bon éclairage est indispensable.

 

Les bonnes pratiques

  • De manière générale, on privilégiera toujours la lumière naturelle car elle fournit un éclairage supérieur à tout autre type d'éclairage.
  • L'éclairage fluorescent (néon) peut être utilisé comme éclairage général mais on l'évitera de l'utiliser abusivement dans des espaces de communication et de travail. En effet, il dégage souvent un champ magnétique inconfortable pour les personnes malentendantes équipées d'un appareil auditif.
  • En plus de l'éclairage général de base, on placera un éclairage dirigé pour souligner certains éléments architecturaux ou certaines activités à mettre en évidence (porte, signalisation, escalier, accueil...). Ceci permet aux personnes déficientes visuelles de cheminer plus facilement grâce aux points de repère.
  • Il importe d'éviter les éblouissements. Ceux-ci peuvent être causés notamment par une surface vitrée, un luminaire mal dirigé ou bien encore un revêtement de sol ou mural réfléchissant ou brillant... A cet effet, il est totalement déconseillé de placer de l'éclairage dans le sol au niveau des cheminements piétons. Il est inconfortable pour tous et très éblouissant pour les personnes malvoyantes.
  • Il convient également d'éviter la formation de zones d'ombre en s'assurant qu'aucun obstacle n'obstrue la diffusion d'une source lumineuse.

 

  • Les luminaires doivent être placés de manière à former une ligne directrice pour les personnes malvoyantes. On privilégiera un placement en ligne droite plutôt qu'en quinconce.

 

  • On préférera des interrupteurs munis d'un dimmer, permettant d'adapter à souhait le niveau de luminosité.
  • Si le système d'éclairage est temporisé, il faut veiller à l'extinction progressive et non pas directe des luminaires. On peut également régler directement le temps d'allumage de ceux-ci.
  • Dans les zones de circulation ou dans certains locaux adaptés aux personnes à mobilité réduite (tels que les sanitaires), on peut installer des détecteurs de présence afin d'éviter toute manipulation d'interrupteurs.

 

Références

NBN EN 12464-1 : Lumière et éclairage. Éclairage des lieux de travail (niveaux d'éclairement à respecter en fonction de la zone, de la tâche ou activité)

"Éclairage et contraste pour les personnes malvoyantes" - Dossier du CSTC n°3/2009 - cahier n°12

Société Logique : "Critères d'accessibilité répondant aux besoins des personnes ayant une déficience visuelle" - Fiche technique n°7 : Éclairage

Actions sur le document
  • Envoyer cette page
  • Imprimer
  • Bookmarks